Archives novembre 2019

En finir avec cette dictature intellectuelle de nos énarques…

Macron et son gouvernement ont la comprenette difficile, mais ils vont bien être obligés d’abdiquer. Le mouvement s’amplifie. Place au RIC et ensuite à une vraie démocratie, sans politiciens véreux. 

Pourtant, Castaner, en bon petit soldat, redouble d’efforts pour assimiler les Gilets Jaunes à des terroristes. Les gentils CRS, les gentils policiers contre les méchants Gilets Jaunes. Mais, malgré les pièges tendus par l’usurpateur de la place Beauvau, les manifestations se déroulent dans le calme. 

Ca se gâte quand les CRS obligent, sur ordre, les manifestants à être confinés. Tout ça pour rejeter ensuite la faute sur le mouvement. CQFD. Mais la mayonnaise ne prend plus. Le soufflé est plat comme une crêpe.

La vérité est que Castaner a du sang sur les mains. Qui est vraiment responsable des morts et des mutilations ? Qui est complice de tous ces blessés ? Macron et son gouvernement, aidés par une police répressive.

Police qui est au service d’une minorité de bobos bien nourris et sur gavés et qui est largement complice. Il faut en terminer avec l’apologie des bleus (pas des footballeurs…) et du discours lénifiant sur la gentillesse des gens en uniformes. 

La police mériterait mon respect si elle prenait véritablement la défense des honnêtes gens. Ce n’est plus vraiment le cas. Le problème réside en l’obéissance aveugle et inconditionnelle. Jusqu’où ? La question est posée.

 Des blindés remplis de poudre incapacitante, des LBD causant des blessures irréversibles, des grenades assourdissantes GLI F4, des grenades lacrymogènes de plus en plus sophistiquées MP3 (pas le lecteur) de 40 mm, des motos sillonnant les artères des villes pour mieux pilonner les manifestants… Nous sommes flattés. Nous les gueux, nous gênons vraiment… (liste très détaillée des armes policières sur le site Désarmons les) *1

Nous vivons vraiment dans une démocratie de faux-culs, donnant des leçons au monde entier. La Turquie ? Trop répressif. L’Iran ? Idem. La Russie ? Pas mieux. La France, le pays des Bisounours. Allons donc. Nous semons la mort et la terreur au Moyen-Orient, mais nous sommes les gentils…No comment !

 Qui tient le pouvoir ? Les bobos. Ils sont entre eux. Se congratulent, se passent de la pommade, tout est huilé. De temps en temps, un fusible saute (Cahuzac), histoire de rassurer les gueux. Cette caste de criminels en cols blancs multirécidivistes comprend les politiciens, les journalistes des grands médias, les artistes culturellement corrects complices (je ne nomme personne, les intéressés se reconnaîtront.), les hauts fonctionnaires d’état, etc. 

La gamme serait même plus étendue qu’il n’y paraît. 

Un exemple : une des membres du jury de top chef, Ghislaine Arabian au micro de Jordan De Luxe, sur Voltage, mercredi 12 décembre dernier, a dévoilé le salaire qu’elle touchait en tant que membre du jury de l’émission Top Chef, diffusée sur M6. *2. Citation :

« Je ne sais pas si c’est bien payé puisque je ne connais pas les salaires des autres… », a démarré la cheffe cuisinière. « Ce n’est pas payé des tonnes. Je n’ai pas l’impression que c’était payé des tonnes. C’était deux mois et demi de travail. Je ne sais plus, je crois que c’était 15 000 ou 20 000 euros, quelque chose comme ça. 15 000, 16 000… Enfin, entre 15 et 17 000, à peu-près », a-t-elle lâché avant de déclarer : « Moi, quand je quitte les choses, je les quitte. Mais c’est deux mois et demi de tournage ! Je ne sais pas combien sont payés les autres, sur les autres chaînes… Je n’en sais strictement rien. » 

On croit rêver. Elle ne sait pas exactement ce qu’elle a touché… Ma foi. Un SMICARD sait exactement ce qu’il touche. Pas le même monde, pas la même planète… Je n’ai rien contre le fait qu’elle soit bien rémunérée, mais pourquoi noyer le poisson ? 

Les bobos n’ont pas compris que nous en avons ras le bol de l’hypocrisie ambiante. Ras le képi ! Ras la chéchia ! Ras le béret… 
Mais revenons aux armes des forces de l’ordre. 

À ce propos, une vidéo étrange circule sur la toile. On y voit clairement un policier casqué avoir un marteau dans la main. Est-ce un instrument indispensable lors d’une manifestation ? Un CRS, menuisier, en mal de réparer le mobilier urbain ? *3

Certains vont dire qu’il l’a ramassé par terre… Vu sa dégaine, sa détermination, et le fait que les CRS ont fouillé tous les manifestants avant, je n’en crois pas un mot. 

Le fusil flash-ball. Le « fameux » LBD. Trop de gens ont perdu un œil à cause de cette arme. Il est donc légitime d’enquêter un peu sur ce flingue soi-disant réglementaire. Deux fabricants. Un Français et un Suisse. Officiellement conçu pour ne pas blesser. (1 mort en 2010 et au moins une dizaine de personnes ont perdu un œil). Pas dangereux ? Le fabricant français explique qu’il est politiquement incorrect de vendre le flash-ball comme une arme non-létale. Il faut préférer la mention « létalité atténuée. *4

« Létalité atténuée ». J’ai failli tomber à la renverse en lisant cette expression. Formule machiavélique pour indiquer que vous êtes dans un état de mort « soft ». Allo ? Y a-t-il un médecin légiste pouvant m’éclairer sur ce terme abscons ?

Pour une soi-disant démocratie, quel arsenal ! Heureusement que nous sommes dans le pays des droits de l’Homme…

– 24 plaintes déposées par des journalistes et photographes contre les violences policières. Sale temps, M. Castaner. Ouvrez le parapluie, risque de grêlons…

–  5 plaintes déposées dans le cadre des interpellations à Mantes la Jolie. *5

De toutes part, les plaintes des Gilets Jaunes malmenés se multiplient. Une plainte parmi d’autres :

 – mise en danger de la vie d’autrui, 

–  violences volontaires avec arme,

–  usage abusif de la force publique sur personne vulnérable (femme, enfant et personne âgée), 

–  atteinte au droit de manifester, racket, dilapidation de l’argent public, 

–  manquement à leur devoir d’élu du peuple. *6

Fatiguant cette dictature de bobos. On vous a assez vu. Vous défigurez le paysage. Merci de laisser la place à une véritable démocratie.

Claude Janvier


Nos dirigeants leurs ouvre les portes du pouvoir …

Auditionnée, jeudi 23 janvier 2020, par la commission d’enquête sénatoriale sur la radicalisation islamiste, la journaliste Zineb El Rhazoui a fortement critiqué l’Association musulmane pour un islam de France (AMIF), « infiltrée » selon elle par l’organisation Les Frères musulmans. « L’AMIF comme instance représentative de l’Islam de France va générer quelque chose d’ingérable », a-t-elle estimé.

Mise en place en octobre dernier, après l’attentat de la préfecture de police de Paris, la commission d’enquête sénatoriale sur la radicalisation islamiste auditionnait la journaliste et essayiste Zineb El Rhazoui, ancienne collaboratrice de Charlie Hebdo. La jeune femme est connue pour ses positions très critiques à l’encontre de l’Islam.

Zineb El Rhazoui a dénoncé « une infiltration » des Frères musulmans dans la société française et dans les plus hautes instances de l’État, n’hésitant pas à affirmer : « Je ne crains pas de le dire  : les Frères musulmans sont aux portes du pouvoir. »

Après un exposé sur l’histoire de la pensée « frériste », la journaliste a critiqué l’Association musulmane pour un islam de France (AMIF), une structure portée par l’ancien banquier et essayiste Hakim El Karoui et l’imam de Bordeaux Tarek Oubrou, et qui a pour but de voir émerger un islam indépendant financièrement et théologiquement.

« Appointer l’AMIF comme instance représentative de ce qu’ils appellent l’islam de France va générer quelque chose d’ingérable », a déclaré Zineb, qui n’a cessé durant son audition de rappeler les liens des membres de l’AMIF avec les Frères musulmans, qui appliquent, selon elle, la charia spécialement dédiée aux minorités musulmanes en Occident.

La journaliste a effectué cette grave mise en garde :

« Que dit cette charia ? Infiltrons, formons des élites, ne braquons pas forcément sur le voile. Les choses se feront par étapes (…) Le plus important c’est de marquer de l’empreinte de l’islam, toutes les institutions (…) de former des élites qui placent l’idéologie de l’islamisme au-dessus des valeurs républicaines tout en intégrant ses valeurs républicaines. »

« Je pense que ce serait une très grosse erreur historique de livrer les Français de confession musulmane à l’AMIF », a-t-elle ajouté, avant de qualifier cette association de « clergé adoubé par la République qui pourra émettre des fatwas ».

ZORBA.


Mais non il n’y a pas de conflits d’intérêts on vous le dit …

Le Conseil de l’Europe réclame « plus de transparence » entre l’exécutif français et les lobbys.

Le Greco a estimé qu’il y avait encore des « zones grises » et a jugé nécessaire que « le président de la République » ainsi que les membres du gouvernement rendent compte publiquement de leurs rencontres avec les lobbyistes.

Le Groupe d’États contre la Corruption (Greco) du Conseil de l’Europe a pointé jeudi 9 janvier la persistance en France de “zones grises” dans la lutte contre la corruption et appelé Paris à plus d’efforts pour prévenir la corruption “au sein de l’exécutif”.

“L’attente croissante des citoyens quant à l’exemplarité des membres de l’exécutif (…) est palpable en France”, insiste dans son dernier rapport de 71 pages l’organe anti-corruption du Conseil de l’Europe, basé à Strasbourg.

Selon un sondage YouGov pour Le HuffPost réalisé en septembre 2018 après la démission fracassante de Nicolas Hulot qui avait pointé du doigt le rôle des lobbys, près de 4 Français sur 5 estimaient que ces derniers avaient trop d’influence dans la politique française.

Pourtant, des “zones grises où des efforts supplémentaires sont nécessaires” demeurent, en dépit d’évolutions “positives”, comme les créations de l’Agence française anticorruption (AFA), de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ou encore celle du parquet national financier, relève le rapport.

“Une plus grande transparence s’impose”, notamment en ce qui concerne les “contacts entre l’exécutif et les groupes d’intérêts afin que leur influence” sur les décisions “soit plus claire”, estime le Greco, qui préconise que “les membres de l’exécutif, y compris le président de la République”, fassent ”état publiquement et à intervalles réguliers des lobbyistes rencontrés et des questions abordées”.

Le Greco salue l’adoption récente d’un plan de détection et de prévention des risques de corruption “au sein des ministères” mais recommande son extension “au cabinet du Président de la République (…), pas exempt de risques de corruption”.

Les déclarations de patrimoine et d’intérêts du président de la République devraient également être “examinées à son entrée en fonction afin de désamorcer tout éventuel conflit d’intérêts”, suggère le rapport, selon lequel les ministres soupçonnés de corruption ne devraient plus être jugés par la Cour de justice de la République, “composée pour moitié de parlementaires”, mais par “une autre juridiction (…) indépendante et impartiale”.

Le Greco appelle ”à l’élaboration d’une stratégie globale de prévention de la corruption” au sein de la police et de la gendarmerie, avec des “contrôles de sécurité” organisés tout au long des carrières afin d’évaluer la “situation personnelle” des agents, susceptible de les rendre “plus vulnérables” à la corruption.

Selon le rapport, la législation française sur la protection des lanceurs d’alerte devrait également être améliorée, la pratique ayant montré que sa mise en œuvre était “complexe” et “pas entièrement efficace”.

Composé de 48 États européens plus les États-Unis, le Greco a été créé en 1999 pour améliorer la capacité de ses membres à lutter contre la corruption.

Source : huffingtonpost.


Un record: près de 1.500 voitures incendiées en France durant la nuit du Nouvel An.

Europe 1 a révélé ce 8 janvier le nombre de voitures brûlées pendant la nuit de la Saint-Sylvestre en France. D’après les informations de la radio, 1.457 véhicules ont ainsi été incendiés. Un record.

Selon un chiffre confidentiel révélé par Europe 1 mercredi 8 janvier, 1.457 voitures ont été incendiées sur tout le territoire français pendant la nuit du Nouvel An.

La radio indique qu’il s’agit d’une hausse de 13% par rapport à 2018, en plus d’un record historique.

D’après les autorités citées par Europe 1, la nuit de la Saint-Sylvestre a connu moins d’incidents graves qu’à l’accoutumée, mais par endroits les tensions ont été palpables. Il est précisé qu’à Strasbourg, la mairie a indiqué que pas moins de 220 voitures avaient brûlé, soit deux fois plus que l’an passé.

«Qu’ils aient été incendiés directement ou détruits par propagation des flammes, la Saint-Sylvestre de cette année compte 13% de plus de véhicules brûlés que l’année précédente, qui était déjà une année « record » avec 1.290 voitures brûlées. Si, paradoxalement, les autorités indiquent qu’il y a peu d’incidents graves, notamment moins de violences contre les forces de l’ordre, par endroits, la nuit a été très tendue. C’est notamment le cas à Strasbourg», indique Europe 1.

La radio souligne que le ministère de l’Intérieur ne veut pas dévoiler ce chiffre «pour ne pas créer de surenchère».

Source : sputnik.

Il est à se demander où fut l’efficacité du dispositif mis en place par Castaner ministre de l’intérieur et de l’incompétence car il avait claironné haut et fort le déploiement de 100 000 hommes pour ce réveillon et le piètre résultat. (le veilleur)


Ce gouvernement de menteurs …

Tout est bouclé ? La réforme des retraites serait déjà au Conseil d’Etat, avant même son passage devant les députés !

Le gouvernement aurait envoyé, la semaine dernière, le projet de réforme des retraites au Conseil d’Etat, avant son passage à l’Assemblée. De quoi provoquer la colère des syndicats, qui rencontrent l’exécutif lors d’une journée de concertation.

La réforme des retraites est-elle déjà rédigée ? Selon Le Parisien, le texte serait en tout cas dans les mains du Conseil d’Etat, plus haute juridiction française, depuis la fin de la semaine dernière. Et ce alors que des concertations doivent être menées ce 7 janvier entre le gouvernement et les syndicats, afin de tenter de trouver un «compromis», selon les termes d’Edouard Philippe, après plus d’un mois de grève.

«Un texte est parti au Conseil d’Etat», a déclaré ce 6 janvier Marc Fesneau, ministre des Relations avec le Parlement au quotidien francilien. Alors que le texte doit encore être soumis à l’Assemblée nationale, il a ajouté que le travail parlementaire devait permettre «d’amender, corriger, apporter des compléments» et d’«étoffer» le projet de loi. «Les députés auront le dernier mot», a encore assuré le ministre.

Un texte «rédigé à 95 %» ?

Dans les faits, le texte doit encore passer au crible des députés, et pourrait donc effectivement subir des modifications. En conférence de presse ce 6 janvier, la porte-parle du gouvernement Sibeth Ndiaye a fait savoir que le projet de loi  serait présenté en première lecture au palais Bourbon «avant les élections municipales».

L’envoi du texte au Conseil d’Etat met pourtant à mal la version du gouvernement. En effet, une source de l’exécutif citée par Le Parisien explique qu’il est «rédigé à 95 %». Comprenez : il ne devrait pas y avoir de changement majeur à l’issue de la présentation du projet de réforme des retraites à l’Assemblée nationale.

Les points qui fâchent l’opposition sont toutefois nombreux. Parmi ceux-ci, l’une des mesures les plus controversées de la réforme est l’introduction d’un âge pivot à 64 ans, en dessous duquel il ne serait pas possible de partir à la retraite à taux plein, et dont Emmanuel Macron n’exclurait pas «une amélioration». Si cette mesure fait l’objet de la contestation de l’ensemble des syndicats (CFDT compris), d’autres aspects du texte font polémique, comme par exemple l’introduction d’un système par points.

Les dés déjà jetés ?

Interrogés par Le Parisien, les syndicats n’ont pas apprécié d’apprendre que le texte est d’ores et déjà au Conseil d’Etat. «On ne peut pas nous dire qu’il y a des négociations, qu’il faut trouver un compromis et aller au pas de charge», déplore Yves Veyrier, le secrétaire général de Force ouvrière.

«S’ils espèrent, avec cette annonce, passer le message aux gens qu’il ne sert plus à rien de manifester, ils se trompent», affirme au quotidien francilien Pierre Roger, chargé du dossier des retraites à la CFE-CGC.

75% des Français attendraient une modification ou un retrait du projet

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour FranceInfo et Le Figaro publié le 3 janvier (et réalisé les 2 et 3 janvier), 75% des Français ont un avis défavorable sur la réforme des retraites. Ils veulent soit «que le gouvernement abandonne son idée d’âge pivot de 64 ans» (46%), soit qu’il «renonce purement et simplement à sa réforme» (29%). Seuls 24% des Français souhaitent «que le gouvernement conserve intégralement son projet de réforme actuel».

Même si la mobilisation contre la réforme des retraites perd un peu de soutien, avec une baisse de 7 points d’avis favorable depuis le début du mouvement le 5 décembre, elle demeure toujours majoritairement soutenue par les Français, 61% l’estimant justifiée.

Source : RTFrance.


Retraites, en fait l’état veut faire payer le privé …

Pourquoi la réforme Delevoye risque de creuser un trou de 67 milliards d’euros par an dans le financement des retraites

Le plus frappant dans le projet de réforme des retraites du gouvernement, compte tenu de l’ampleur du bouleversement qu’il propose, c’est son niveau d’imprécision et l’absence de tout chiffrage sérieux de ses effets tant globaux qu’individuels. Il n’est pas étonnant dans ces conditions (et plutôt sain) que ce projet se révèle aussi anxiogène.

Le plus impressionnant à ce niveau concerne un des points centraux de cette réforme censée créer un système de retraite unique avec des taux de cotisation eux aussi uniques. « Il est proposé que le taux de cotisation des salariés et assimilés soit fixé à 28,12%. Il sera partagé à 60% pour les employeurs et à 40% pour les assurés. » disait le rapport Delevoye. « Tous les salariés et leurs employeurs, quels que soient le secteur d’activité ou la nature juridique de l’employeur, seront traités identiquement du point de vue des cotisations » ajoutait-il.

Il en résulte un taux unique de cotisation patronale pour les retraites de 16,87 % rapporté au traitement brut des salariés. Or aujourd’hui ces taux sont très différents suivant les secteurs. Ils sont surtout très supérieurs à ce niveau dans le secteur public : ils sont de 74,3 % dans la fonction publique d’Etat et de 30,6 % dans les collectivités territoriales et la fonction publique hospitalière. Alors que ce taux n’est que de 16,5 % dans le privé.

Ces différences résultent pour une part de retraites plus généreuses du secteur public par rapport à la masse salariale distribuée mais aussi et surtout d’une évolution démographique défavorable à l’emploi public du fait des mesures d’austérité prises dans ce domaine, et en particulier au niveau de l’Etat central, depuis de longues années maintenant. Il y a de ce fait aujourd’hui davantage de retraités par actif dans le secteur public que dans le secteur privé.

Si on calcule la moyenne des taux actuels de cotisation patronale pour la retraite en pondérant les masses salariales des différents secteurs, on aboutit à un taux de 23,8 %. Or ce n’est pas du tout le taux prévu par le projet du gouvernement : celui-ci veut au contraire aligner les taux de cotisation patronale sur le taux le plus bas, celui du secteur privé.

Entre le taux de 16,9 % prévu par le gouvernement et les 23,8 % moyens actuels, le trou de presque 7 points de cotisations équivaut en 2018 à un manque à gagner de 63 milliards d’euros par an pour les retraites. Auxquels il convient d’ajouter les quelques 3,8 milliards d’euros de pertes de recettes estimées par l’Agirc-Arcco résultants de la sortie du systeme obligatoire des revenus salariaux excédant 120 000 euros annuels. Soit un total de l’ordre de 67 milliards d’euros de trou par an, 3 points de PIB ou encore une baisse de 22 % du financement des retraites.

Or nulle part dans le rapport Delevoye comme dans les éléments communiqués depuis par le premier ministre, il n’est précisé par quel miracle le financement des retraites est supposé rester constant après la réforme malgré cette chute spectaculaire des cotisations patronales. En fait il n’y a pas grand chose qui tienne la route dans cette réforme à commencer par les éléments les plus basiques de son équation financière.

L’image contient peut-être : texte

Source : facebook, Guillaume Duval.


Des centaines d’enfants.

Des centaines d’enfants conçus par les casques bleus en Haïti ont été abandonnés après leur départ.

De nombreux témoignages évoquent les rapports et les violences sexuelles, parfois contre de l’argent ou de la nourriture

La présence de casques bleus de l’ONU entre 2004 et 2017 aurait laissé des centaines d’enfants en Haïti — qui reste aujourd’hui un des pays les plus pauvres du monde —, suite à des actes sexuels avec des locaux initiés contre un peu d’argent ou juste un repas, selon une étude rapportée par The Conversation.

UNE ÉTUDE APPROFONDIE, SUR UN SUJET QUI ENTACHE LA LÉGITIMITÉ DE L’ONU DEPUIS 30 ANS

Nommée « Ils mettent quelques pièces dans votre main pour déposer un bébé en vous » : une étude sur les enfants engendrés par des casques bleus en Haïti, citant un Haïtien interrogé dans son titre, l’étude est peut-être la plus détaillée sur les suites de la présence de l’ONU dans divers pays, tandis que des cas d’exploitation et de violences sexuelles ont été rapportés dans des missions pour la paix depuis 1990 notamment au Libéria, en Mozambique, en Afrique de l’Ouest, en République démocratique du Congo, en Érythrée et au Timor oriental, et en Haïti.

L’ONU est présente en Haïti depuis 2004, après la rébellion qui a renversé le président Jean-Bertrand Aristide, puis le terrible tremblement de terre de 2010. L’étude est le fruit de 2500 entretiens avec des Haïtiens d’horizons divers, interrogés sur la présence de l’ONU dans le pays et la cohabitation avec les casques bleus, sans faire mention de violences sexuelles. 265 récits (plus de 10 %), parfois concernant la personne interviewée, ont fait mention de tels agissements.

DES RAPPORTS SEXUELS CONTRE DE L’ARGENT OU DE LA NOURRITURE

« Des filles qui n’avaient pas plus de 11 ans étaient abusées sexuellement et mises enceintes » par les casques bleus, rapportent les deux auteures de l’étude, laissant ces femmes confrontées à la misère pour elle et leur enfant. Une partie de ces rapports ont été consentis, mais ces femmes se sont retrouvées seules quand les soldats ont été rapatriés, devant faire face à la précarité et parfois, à l’ostracisme de leur entourage : « Des recherches approfondies ont démontré que les enfants nés de la guerre sont souvent élevés dans des familles monoparentales, dans des contextes après-guerre de précarité économique. La conjonction du père étranger (absent) et de la naissance hors mariage, résulte souvent en stigmatisation et discrimination de l’enfant », écrivent les deux auteures. La mission de l’ONU, nommée MINUSTAH, s’est terminée en 2017, voyant le retour d’une grande majorité des troupes dans leur pays — la plupart des casques bleus concernés provenaient du Brésil et de l’Uruguay.

Des filles, des femmes mais aussi des garçons se voyaient donc offrir une petite somme d’argent, parfois même « juste pour de la nourriture, pour un repas » rapportait un homme de Port-Salut, contre une relation sexuelle. Il n’est pour l’instant pas possible de donner un chiffre précis, mais des centaines d’enfants auraient ainsi été conçus pendant la mission MINUSTAH entre 2004 et 2017.

Cette mission est par ailleurs considérée comme ayant été catastrophique pour le pays, pour des dizaines d’homicides involontaires de civils par les forces de l’ONU, et l’introduction du choléra après le tremblement de terre, qui aurait contaminé 800 000 locaux et tué 10 000.

À ce jour, aucun membre des troupes de l’ONU n’a été inquiété.

Source : daily geek


Les expositions de la France européenne sous Vichy.

La construction « européenne » n’a pas commencé le 9 mai 1950 avec la déclaration de Robert Schuman, qui, rappelons-le, vota les pleins pouvoirs constituants à Pétain le 10 juillet 1940 par l’intermédiaire de la loi constitutionnelle voulue par Laval.
L’historienne Annie Lacroix-Riz nous rappelle que la 2nde Guerre mondiale fut également un moment-phare de l’intégration européenne sous le contrôle du Reich .

La vidéo ci-dessous, correspondant à un reportage de propagande datant du 6 juin 1941, relate l’inauguration à Paris de la première exposition de la France européenne au Grand Palais. Dès la cinquième seconde, deux immenses cartes apparaissent sous nos yeux avec l’effacement des Nations devant l’Empire, pour resurgir de nouveau en arrière-plan à la fin du reportage.

Cette exposition ouvrit ses portes le 31 mai 1941 avec pour commissaire Jacques de Lesdain, directeur de L’Illustration. Le reportage diffusé le 06/06/1941 mentionne les noms de quelques participants lors de l’inauguration : Fernand de Brinon, ambassadeur de France ; le Général von Stülpnagel, Militärbefelshaber (commandant militaire) en France ; « le représentant du nonce apostolique en France » (Valerio Valeri) ; en oubliant de citer la présence de Pierre Laval et Georges Scapini comme l’atteste la photo suivante du Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (Bruxelles).

Dans son discours du 22 juin 1942, Pierre Laval souhaita la victoire de l’Allemagne, en n’oubliant pas d’évoquer la construction de cette nouvelle Europe…

Mes remerciements à Annie Lacroix-Riz pour ses précieuses observations sur le contenu de cet article.

Source : canard républicain